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Traduit par Jean-Charles Breucque
Trappe de tir tardive
Il est connu que les premiers Tigres avaient deux encombrantes trappes de tir à l'arrière de la tourelle. Une de ces trappes fut rapidement remplacée par la trappe de secours du chargeur. Ce qui est moins connu, c'est que lors de la refonte de la tourelle en 1943, une trappe de tir plus moderne issue du projet du Tigre II fut installée dans les premières tourelles refondues. Ce modèle incomplet de tourelle montre clairement à quoi ressemblait cette trappe de l'extérieur.

L'emplacement de cette nouvelle trappe est identique à l'ancienne. Cependant elle est placée 100mm plus haut, sans doute pour éviter le siège du commandant qui a été déplacé vers l'avant. La trappe de tir initiale n'était pas un modèle d'ergonomie; issue d'un projet antérieur au Tigre, elle avait été placée sur la tourelle du Tigre à exactement 45 degrés, ce qui au moins rendait les choses faciles pour les fabricants.
Les deux dessins ci dessous montrent la nouvelle trappe et sa position sur la paroi de tourelle. Ils sont à la même échelle; les graduations en bleu sont des centimètres au 1/35eme. La nouvelle trappe est constituée d'un bouchon en acier maintenu en place par une plaque (dessin B) qui est fixée sur un axe (dessin C). En tournant la plaque, on libére le bouchon qu'il suffit de pousser à l'extérieur. Une chaine (non représentée) retient le bouchon et il suffit de tirer dessus pour refermer. L'extrémité de la chaine est fixée à l'intérieur de la tourelle, en dessous et à gauche de la trappe (dessin A, vu de l'intérieur).

Différents chars Allemands avaient des trappes similaires, mais celle du Tigre 1 avait une particularité: elle était étanche. Bien que les capacités amphibies du Tigre aient été abandonnées au moment de la refonte de la tourelle, cette trappe étanche était déjà prête. Etant donné les contraintes de production de l'industrie Allemande,il est fort probable que la plupart, voire toutes les trappes de ce modèle qui furent montées, furent conformes à ces plans et donc parfaitement étanches.
Pour l'étanchéité, la trappe était équipée d'un joint en caoutchouc, celui ci était stocké sur un support situé sur la paroi. Ce support sert également à fixer l'extrémité de la chaine (le dessin A montre le joint en caoutchouc). Pour sceller la trappe, il faut enlever le joint en caoutchouc de son support (ainsi qu'une bague en métal), les enfiler derrière le bouchon en place dans son logement, refermer la plaque derrière le bouchon, et enfin serrer un gros boulon situé à l'arrière du bouchon (dessin C). Ainsi, le joint est serré contre la plaque et la paroi et l'eau ne peut plus passer.

La vue ci dessous montre l'intérieur d'une tourelle tardive, vide de la plupart de ses équipements. A gauche, on voit l'ébauche du système de l'équilibreur du canon. Au centre, le siège du commandant. Derrière le siège on voit la trappe de tir. La couleur de celle ci est inconnue, mais à mon avis elle devait probablement être noire. Le joint en caoutchouc pend négligemment derrière le bouchon; en pratique il n'aurait jamais été sorti de son support en bas à gauche. La chaine n'est pas représentée (les chaines sont difficiles à modéliser!).

Sources
[1] Manuel de la tourelle du Tigre
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Translation copyright © Jean-Charles Breucque
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